LE BRIEF
Le réseau de transport devient le principal verrou de la transition énergétique sud-africaine
LE BRIEF • 2026-08-16
Le raccordement des nouveaux projets solaires, éoliens et de stockage dépend désormais d’un vaste programme de lignes et de sous-stations.
En Afrique du Sud, la transition énergétique ne se joue plus seulement dans les centrales. Elle dépend de la capacité du pays à construire rapidement les lignes capables d’acheminer l’électricité renouvelable. Le réseau devient le facteur limitant L’Afrique du Sud doit réaliser un programme exceptionnel de renforcement de son réseau de transport pour pouvoir raccorder les nouvelles capacités solaires, éoliennes et de stockage prévues dans le pays. Les estimations de planification évoquent environ 14 500 kilomètres de nouvelles lignes de transmission sur une décennie, associés à plusieurs centaines de milliards de rands d’investissements. Le problème est particulièrement important dans les régions disposant des meilleures ressources renouvelables. Plusieurs zones du Northern Cape, Western Cape et Eastern Cape présentent un potentiel considérable mais une capacité de raccordement limitée. Un paradoxe industriel Cela crée un paradoxe : des projets solaires et éoliens peuvent être techniquement prêts et économiquement compétitifs tout en restant bloqués faute de capacité suffisante pour transporter leur électricité. La réussite de la transition sud-africaine dépend donc désormais autant des lignes, transformateurs et sous-stations que de la construction de nouvelles centrales. Sans réseau, la compétitivité des renouvelables ne peut pas produire tous ses effets. A retenir Environ...
Edition 16/08/2026