LE BRIEF
Sénégal / Émirats arabes unis : Sénégal et Émirats veulent transformer les engagements africains sur l’eau en projets réellement finançables
LE BRIEF • 2026-08-19
À Kigali, les deux coprésidents de la Conférence des Nations unies sur l’eau 2026 ont défendu une approche plus opérationnelle : transformer les priorités africaines en projets structurés, finançables et suivis.
Le Sénégal et les Émirats arabes unis veulent faire de la Conférence des Nations unies sur l’eau 2026, prévue à Abu Dhabi, un rendez-vous d’exécution. L’objectif est clair : passer des engagements politiques aux projets capables d’attirer des capitaux et de changer concrètement l’accès à l’eau sur le continent. De la déclaration politique au financement À Kigali, lors de l’Africa Water and Sanitation Systems Leadership Symposium, Abdulla Ahmed Balalaa, ministre adjoint émirati des Affaires étrangères chargé de l’Énergie et de la Durabilité, a présenté la ligne défendue par Abu Dhabi et Dakar. Les deux pays, qui coprésideront la conférence de décembre 2026, veulent déplacer le centre de gravité des discussions. Il ne s’agit plus seulement d’additionner les engagements, mais de bâtir des pipelines de projets, de renforcer les capacités institutionnelles et de mobiliser les investisseurs capables de financer les infrastructures. Gouvernements africains, institutions de financement du développement, entreprises, investisseurs privés, philanthropes et innovateurs doivent être mis autour de la même table pour relier les besoins des États aux sources concrètes de capitaux. L’eau devient une infrastructure économique stratégique La problématique reste massive : environ 2,1 milliards de personnes n’ont toujours pas accès à une eau potable gérée en toute sécurité, tandis que 3,4 millia...
Edition 19/08/2026