LE BRIEF

AFRIQUE CENTRALE / CEMAC : Le pool électrique d’Afrique centrale reste le moins intégré du continent, freinant les investissements énergétiques

LE BRIEF • 2026-08-20

Malgré un potentiel hydroélectrique parmi les plus importants au monde, l’Afrique centrale demeure la région la moins intégrée sur le plan des échanges...

L’Afrique centrale continue d’afficher le niveau d’intégration électrique le plus faible du continent. C’est le constat dressé par le rapport énergétique 2026 de l’African Energy Chamber, qui souligne les difficultés persistantes du Central African Power Pool (CAPP) à développer un véritable marché régional de l’électricité. Le CAPP regroupe les six pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) — Cameroun, République centrafricaine, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad — avec pour mission de favoriser les échanges d’électricité entre les réseaux nationaux afin d’améliorer la sécurité énergétique de la région. Malgré cette ambition, les échanges transfrontaliers demeurent très limités. Les infrastructures d’interconnexion restent insuffisantes et plusieurs réseaux nationaux fonctionnent encore de manière largement isolée, réduisant les possibilités d’optimiser la production disponible à l’échelle régionale. Cette situation apparaît paradoxale au regard des ressources naturelles de l’Afrique centrale. La région dispose d’un potentiel hydroélectrique exceptionnel, notamment grâce aux bassins du fleuve Congo et de ses affluents, capables de produire plusieurs dizaines de gigawatts d’électricité. Pourtant, une grande partie de cette capacité reste sous-exploitée faute d’infrastructures de transport suffisantes et d’un marché régional suffisamment...

Edition 20/08/2026