LE BRIEF
Ghana : Les retards des réformes énergétiques coûtent environ 1 milliard USD par an au Ghana
LE BRIEF • 2026-08-27
La Banque mondiale chiffre à près de 1 milliard USD par an le coût des déséquilibres du secteur énergétique ghanéen, entre pertes du réseau, arriérés et retards de réforme.
Le secteur énergétique ghanéen redevient un enjeu central de stabilité budgétaire. Selon la Banque mondiale, les retards accumulés dans les réformes, les pertes du système électrique et les déséquilibres financiers des opérateurs coûtent environ 1 milliard USD par an au pays. Un coût annuel devenu macroéconomique L’alerte a été formulée à Accra par Robert R. Taliercio, directeur de la Banque mondiale pour le Ghana, le Liberia et la Sierra Leone, lors du lancement de la dixième mise à jour économique consacrée au Ghana. Pour l’institution, les difficultés du secteur ne relèvent plus seulement de la gestion technique de l’électricité. Elles constituent désormais l’un des principaux risques internes pesant sur le redressement budgétaire, la compétitivité des entreprises et la confiance des investisseurs. Pertes, facturation et arriérés Les pertes techniques et commerciales dépasseraient régulièrement 25 % de l’électricité produite. À ces pertes s’ajoutent des problèmes de facturation, de recouvrement et d’accumulation d’arriérés entre acteurs publics et entreprises énergétiques. Ce niveau de fuite financière affaiblit l’ensemble de la chaîne : producteurs, transporteurs, distributeurs, finances publiques et consommateurs finaux. La réforme devient une condition du redressement La Banque mondiale considère que l’assainissement du secteur énergétique est indispensable pour préserv...
Edition 27/08/2026